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Polyarthrite rhumatoïde : «La Kabylie vivier de maladies rhumatismales»


09/05/2016
Maladie rhumatismale inflammatoire caractérisée par une atteinte de la membrane tapissant la face interne des articulations, la polyarthrite rhumatoïde est une affection fréquente en Algérie, notamment dans la wilaya de Tizi Ouzou.

De cause inconnue, cette affection générée par la lésion irréversible du cartilage progresse dangereusement, touchant même des sujets jeunes.  Ces données ont été communiquées lors d’une journée d’information organisée, samedi dernier à l’hôtel Les 3 Roses de Tizi Ouzou, par l’association des malades polyarthritiques «Lueur» de la wilaya de Tizi Ouzou.
«C’est une maladie très fréquente qui provoque beaucoup de gêne aux patients. La Kabylie est un vivier de maladies rhumatismales qui y font de grands ravages parmi la population. Nous enregistrons de plus en plus de cas dans les localités du littoral et dans les régions rurales telles que Ouacifs, Ath Douala, Larbaâ Nath Irathen, Azeffoun, Tigzirt. Pourquoi le littoral et la montagne ? C’est aux pouvoirs publics de s’intéresser à cette question, car il s’agit d’un véritable problème de santé publique», dira le chirurgien Halit, du Sanatorium de Réjaouna (CHU de Tizi Ouzou).
Son confrère, le Dr Hameg, abondera dans le même sens en affirmant que la polyarthrite rhumatoïde est la plus fréquente des  diverses formes de rhumatismes inflammatoires chroniques, avec une prédominance féminine.  «La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique évoluant par poussée-rémission. Elle évolue de manière bilatérale et symétrique et a un potentiel extensif, enraidissant, déformant, destructif et disloquant responsable d’un handicap fonctionnel. Sa localisation au niveau de la hanche se manifeste par des douleurs, une boiterie, une limitation du périmètre de marche ; au stade avancé de la maladie, une prothèse totale de la hanche s’impose.»
Si pendant des années les médecins ont eu recours aux anti-inflammatoires pour traiter les symptômes douleur, aujourd’hui, grâce aux dernières inventions de la science médicale, la mise en place  de prothèse est la plus indiquée pour soigner le mal à la racine. De l’avis de praticiens et de malades opérés présents dans la salle de conférences, les prothèses de la hanche permettent de retrouver la mobilité aux personnes dont les articulations sont abîmées sévèrement.
«L’usage du cartilage articulaire de la hanche peut engendrer des douleurs et des difficultés à la marche qui ne sont pas soulagées par traitement. Dans ce cas, une opération chirurgicale peut être préconisée dans le but de redonner au patient la fonction de la marche et d’atténuer ses souffrances.
Aujourd’hui, la pose d’une prothèse totale de la hanche offre des résultats de plus en plus satisfaisants.» Mais l’utilisation de cet implant articulaire interne doit être accompagnée par des règles d’hygiène de vie et d’économie articulaire, recommandent  les traumatologues. Il s’agit aussi de surveillance de la Prothèse totale de la hanche (PTH) sur le plan clinique : douleur, mobilité, stabilité, type de marche, et sur le plan radiologique. L’autre épineux problème soulevé lors des débats concerne la disponibilité de cette prothèse qui remplace les surfaces articulaires défaillantes du genou. «Il y a  souvent eu des ruptures de stock au CHU de Tizi Ouzou, comme c’est le cas ces jours-ci. Nous opérons en fonction de la disponibilité de cet appareillage interne.
De plus en plus de sujets jeunes viennent demander des prothèses de genou», a indiqué le Dr Halit. Interrogée en marge de cette journée d’information, la présidente de l’association des malades polyarthritiques «Lueur» de la wilaya de Tizi Ouzou, N. Hachemi,  nous a confié ceci : «Les services de santé sont submergés de malades. Il est de plus en plus difficile d’avoir un rendez-vous médical.»