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La chirurgie: Nouvel espoir contre l’obésité ?


Les opérations permettent non seulement de diminuer le poids des malades, mais également de réduire les pathologies associées à l’obésité comme le diabète ou l’hypertension artérielle.

Face à la progression de l’obésité, la chirurgie offre un nouvel espoir. Les opérations (sleeve-gastrectomie, by-pass…) sont efficaces, mais elles ne sont pas à prendre à la légère et nécessitent ensuite un suivi tout au long de la vie.

Pourquoi opérer ?
L’obésité est une maladie. Depuis 1997, elle est reconnue comme telle par l’Organisation mondiale de la Santé. La surcharge de graisse entraîne une série de problèmes en cascade : diabète, hypertension artérielle… Les techniques opératoires de la chirurgie bariatrique (chirurgie de l’obésité) permettent de diminuer le poids, mais aussi de réduire ces pathologies associées à l’obésité.

Une opération pour qui ?
La chirurgie bariatrique n’est pas une chirurgie esthétique. Ces opérations sont encadrées par la Haute Autorité de santé (HAS) depuis 2009. Elles s’adressent aux patients souffrant d’obésité morbide – c’est-à-dire dont l’indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40 (1) (par exemple un homme de 1,75 m pesant 140 kg). Elles peuvent aussi être prescrites pour un IMC qui dépasse 35 quand il est associé à au moins une complication pouvant être améliorée grâce à la chirurgie (diabète, hypertension artérielle, syndrome d’apnées du sommeil, troubles articulaires…). La semaine dernière, la HAS a élargi ses recommandations pour les adolescents, estimant qu’elle pouvait être une solution pour certains jeunes patients entre 15 et 18 ans. En France, en 2014, près de 48 000 personnes ont eu recours à une chirurgie de l’obésité.

Quelle préparation ?
La chirurgie bariatrique est un traitement de dernier recours, quand les régimes et autres solutions n’ont pas été efficaces. C’est pourquoi une longue préparation est prévue en amont. Durant plusieurs mois (au moins six mois pour les adultes, un an pour les adolescents), le patient fait l’objet d’une prise en charge pluridisciplinaire : nutritionniste, diététicien, psychiatre, psychologue, anesthésiste… À la fin de ce parcours, une commission donne son aval ou non à la chirurgie, qui est remboursée par la sécurité sociale.

Comment ça marche ?
Plusieurs techniques existent : anneau, by-pass, sleeve-gastrectomie. Le principe général est de réduire la taille de l’estomac (anneau, sleeve gastrectonomie), cette réduction peut aussi s’associer à une limitation l’absorption des aliments par une partie des intestins (by- pass). Dans le cas d’une sleeve-gastrectomie, le chirurgien enlève les deux tiers de l’estomac. L’opération dure une quarantaine de minutes. Le patient perd ensuite progressivement du poids car il mange moins, son appétit étant restreint.

L’opération est considérée comme réussie si le patient a perdu au moins 50 % de sa surcharge pondérale (par exemple : 30 kg perdus pour un homme mesurant 1,75 et pesant 140 kg)

Quel suivi ?
L’opération, mécanique, enlève un bout de l’estomac mais ne guérit pas la maladie. La chirurgie ne permet pas, à elle seule, de perdre du poids et de le stabiliser dans le temps. Elle n’est efficace qu’à condition de modifier ses habitudes alimentaires, d’augmenter son activité physique et d’être suivi médicalement à vie.