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Comment le manque de sommeil influence notre concentration


Après une nuit blanche, il est plus difficile de se focaliser sur une seule information ou conversation à la fois, d’après une nouvelle étude

Une nuit sans dormir affecte clairement notre humeur et nos facultés cognitives du lendemain. N’importe quelle personne ayant travaillé après une nuit blanche l’a remarqué. Mais des chercheurs américains de l’université Williamette ont décidé d’aller plus loin de d’analyser l’effet du manque de sommeil sur notre capacité à filtrer des informations, appelée "attention sélective". Cette compétence nous permet par exemple de suivre une conversation lors d’une soirée alors que d’autres personnes parlent derrière nous.

Pour l’étude, rapportée par le site LiveScience, les scientifiques ont séparé des volontaires en deux groupes. Le premier a passé une nuit classique, tandis que le second groupe est resté éveillé pendant 24 heures. Le lendemain, ils ont écouté deux histoires différentes en même temps, chacune racontée à une oreille différente à l’aide d’un casque audio. Le but : se concentrer sur une seule histoire à la fois. Pendant l’exercice, les auteurs de l’étude ont analysé leur activité cognitive.

Supprimer le superflu

Les participants du groupe de contrôle, qui avaient dormi normalement, n’ont rencontré aucune difficulté à se focaliser sur une seule histoire, tandis que le groupe en manque de sommeil a eu plus de problèmes. Les scans du cerveau réalisés par les chercheurs montrent que les personnes du premier groupe étaient capables de supprimer les informations qui ne les intéressaient pas, ont précisé les chercheurs à la réunion annuelle de la Cognitive Neuroscience Society.

Prochaine étape : comprendre comment le manque de sommeil chronique affecte l’attention sélective. "Il est difficile de connaître ces effets car aucune étude n’a été réalisée à ce sujet. Ces travaux sont les premiers à avoir examiné les effets de la privation de sommeil sur l’attention sélective auditive", conclut LiveScience.