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Ophtalmologie: Des progrès et des dispositifs médicaux à revoir


L’ophtalmologie connaît des progrès spectaculaires. Aujourd’hui, des implants oculaires supprimeront la presbytie, des greffes de cellules empêcheront l’œil de vieillir, et des rétines artificielles donneront la chance aux aveugles de voir !
Deux facteurs clés doivent être au rendez-vous pour que le patient algérien bénéficie au maximum de ces progrès : avoir des ophtalmologistes bien formés et des dispositifs médicaux de qualité irréprochable. Lors du 9e congrès de l’association des ophtalmologistes privés algériens, qui s’est déroulé les 30 et 31 octobre à l’hôtel Sheraton, de nombreuses communications sur les thématiques de la surface oculaire, des pathologies orbito-palpébrale et du kératocône ont été présentées par des orateurs algériens et des experts étrangers. Cet événement a réuni des centaines d’ophtalmologistes spécialisés. Le congrès a été enrichi par des ateliers interactifs de formations et de perfectionnement aux nouvelles techniques d'exploration et d'intervention concernant certaines affections ciblées. Le segment chirurgical qui englobe la chirurgie de la cataracte, la chirurgie de la presbytie et la chirurgie réfractive a été largement abordé avec la mise en évidence et la vulgarisation de plusieurs techniques, tels le lasik, le cross linking et les implants myopiques. À cet effet, une conférence-débat sur la cataracte et la chirurgie réfractive avait pour objectif de former les ophtalmologistes et mettre à jour leurs connaissances médicales. Cette chirurgie permet de corriger les défauts de vision des patients atteints de myopie, d’hypermétropie, d’astigmatisme, de presbytie et de cataracte. Il est à noter que de nombreux congressistes ont déploré l’absence de simulateur de formation dans nos CHU, investissement pourtant dérisoire au vu des gains considérables que cela pourrait apporter en termes de temps et de qualité d’apprentissage de nombreux gestes chirurgicaux. Il a également été signalé que la pose d’un implant et de visqueux de qualité, pour une chirurgie de la cataracte sans risque, n’est pas garantie de nos jours dans notre pays. Pr Brahim Chachoua, à travers une étude d’évaluation des coûts de ce type de chirurgie, a expliqué que dans certains cabinets l’opération d’une cataracte coûte la moitié de son prix réel, à savoir 30 000 DA au lieu de 60 000 DA. L’importation et l’utilisation de dispositifs de mauvaise qualité, non homologués, expliquent en grande partie ces tarifs low-cost, c’est pour cela qu’il en appelle les autorités à la mise en place de mécanismes de contrôle stricts, car l’usage de ces dispositifs médicaux bas de gamme peuvent entraîner des complications sur l’œil non négligeables et peuvent même être dramatiques.