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Maladies cardiovasculaires: Ce qu’il faut absolument savoir pour une meilleure prévention



Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 40 000 morts chaque année en Algérie. Que faire devant ces chiffres macabres ?

Des médecins réunis à Oran ont mis en avant les bénéfices de l’exercice physique, l’abandon du tabac et surtout une alimentation équilibrée. En somme, une bonne hygiène de vie seule susceptible de contribuer à réduire le risque. C’est ce qui a été souligné lors d’un 1er sommet sur les maladies cardiovasculaires organisé, les 11 et 12 mars, à l’hôtel Meridien, par Pfizer Algérie, sous le thème «CV Summit : faisons plus ensemble !» Des experts de renommée internationale se sont relayés devant un parterre composé d’une centaine de cardiologues, internistes, endocrinologues et diabétologues.
Le but est d’améliorer les stratégies de prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Durant les débats, les praticiens, qui ont échangé leurs expériences cliniques, ont prôné une approche plus préventive et plutôt intégrative. L’ère du «tout-médicament» est bousculée. Il y a trois ans, l’OMS qui évoque «une catastrophe à progression lente», a lancé un plan visant à réduire de 25% d’ici 2025 le nombre de décès liés aux maladies non transmissibles. Pour ce faire, une seule piste : réduire les principaux facteurs de risque.
Selon l’étude Tahina (2005), 58,2% des décès en Algérie sont imputables à des maladies non transmissibles, dont singulièrement les affections cardiovasculaires. L’étude «Africa Middle Fast cardiovascular Epidemiological (ACE) Study», menée en 2014, en Algérie entre autres, fait état d’une prévalence de la dyslipidémie (concentration anormalement élevée ou diminuée de lipides) atteignant 62%. Les prévalences de l’hypertension artérielle et du diabète sucré sont respectivement de 40 et 25%.
Celle du tabagisme actif est de 10%. «Selon des données publiées en 2015 par Big Data, (littéralement les grosses données), la mortalité cardiovasculaire ischémique et l’infarctus du myocarde viennent en première position en Algérie», révèle le professeur Yves Cotin, chef de service cardiologie du CHU de Dijon (France). Que faire devant ce fléau silencieux ? «L’amélioration du mode de vie contribue à écarter le risque des maladies. Il faut absolument exercer des activités physiques et réduire la consommation de sel, de sucre et de matières grasses et privilégier la consommation de fruits, de légumes, de fibres et de graines», conseille Professeur Nora Ali Tatar, cardiologue à l’hôpital Mustapha, à Alger.«Il faut revenir aux sources. Notre pays a de bonnes traditions culinaires saines basées sur la consommation de produits du terroir, à l’image de l’huile d’olive et des légumes cultivés localement sans produits chimiques», insiste-t-elle. Ainsi, le plaidoyer des médecins autour de «la prévention et des saines habitudes de vie» contraste avec la réalité, puisque très peu a été fait en Algérie pour vraiment intégrer la prévention dans le dispositif des interventions en santé.